Un "nouveau" champ d'action pour le Québec?
Un évènement organisé avec le soutien du Réseau canadien sur la défense et la sécurité (CDSN-RCDS), du Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH-SSHRC), de l'Ecole supérieure d'études internationales (ESEI), de l'Ecole nationale de l'administration publique (ENAP).
L'organisation est assurée par Prof. Anessa Kimball (Université Laval) et Professeur Stéphane Roussel (ENAP).
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La résilience et la préparation en matière de sécurité civile constituent des fonctions gouvernementales essentielles afin d’assurer la sécurité d’une société. Ces concepts sont au cœur de l'article III du Traité de Washington de 1949, qui a établi l’Alliance atlantique. Ils couvrent un large éventail de domaines, tels que la capacité du gouvernement à maintenir son fonctionnement en période de crise, la résilience des réseaux d’approvisionnement énergétique, de communication, de transport et de distribution des biens essentiels, le maintien des services de santé, ainsi qu’une coopération efficace entre les autorités civiles et les forces armées. Au Canada, la mise en œuvre de telles activités dépend non seulement du gouvernement fédéral, mais aussi largement des provinces et des municipalités.
En juin 2025, les États membres de l’OTAN ont convenu d’affecter « […] chaque année au moins 3,5 % du PIB au financement des besoins ayant trait à la défense proprement dite […]. D’autre part, ils réaliseront des investissements dans le but notamment de protéger leurs infrastructures critiques, de défendre leurs réseaux, d’assurer la préparation du secteur civil et la résilience, de libérer le potentiel d’innovation et de renforcer leur base industrielle de défense ; ils pourront déclarer chaque année sous ce volet des dépenses représentant jusqu’à 1,5 % du PIB. » Le Canada a souscrit à cet objectif.
Dans ce contexte, il y a lieu de s’intéresser à la manière dont les provinces et en particulier le Québec, peuvent contribuer, par leurs activités en matière de sécurité. Cette contribution peut ainsi élargir la portée de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres adoptée par Québec en 2024 pour faire face aux catastrophes engendrées par les changements climatiques. Cette Loi interpelle directement les municipalités chargées d’une partie substantielle de l’effort de préparation et de résilience.
Dans ce contexte, nous organisons une conférence pour discuter de l'état de la résilience et de la préparation civile, en tant que « dépenses de sécurité » au sens où l’entendent les membres de l’OTAN. Elle permettra d’aborder des thèmes tels que la signification, la portée et les limites des notions de sécurité publique et de « résilience »; le rôle des municipalités; les pratiques exemplaires mises en œuvre par d'autres gouvernements; les vulnérabilités et la protection des infrastructures critiques, ainsi que les nouvelles technologies susceptibles de provoquer des déstabilisations importantes. Les panels proposés comprennent : la sécurité publique et la résilience – concepts et communautés; perspectives et pratiques internationales; les infrastructures essentielles en tant que vecteur de risque; les technologies perturbatrices et émergentes et la résilience du Québec. Cet événement réunira des spécialistes de la protection civile, des chercheurs en politiques publiques provinciales et régionales, des experts en matière de dépenses de défense et de l'OTAN, ainsi que des fonctionnaires et des étudiants afin d'explorer cette nouvelle opportunité pour le Québec.
Programme
9h00 – Panel 1 - La sécurité publique et la résilience – concepts et communautés
- Diego Osorio – Professeur associé, science politique, Université Laval
- Maxime Perreault-Varin – Croix-Rouge Canadienne
- Steve Boivin – Directeur, Réserve d’intervention d’urgence en sécurité civile, ministère de la Sécurité publique du Québec
- Federico Chaves Correa – Doctorant, science politique, Univeristé Laval
- Eva Cohen – Civil Protection Youth Canada
- Jason C. Moyer – Directeur de programme Foreign & Security Policy, Heinrich Böll Foundation Washington, D.C.
- Magali Vullierme – Observatoire de la politique et de la sécurité de l’Arctique (OPSA)
- Paul-Émile Auger – Inspecteur, Spécialiste en gestion des urgences
- Mykola Durman et Lev Durman – ÉNAP et Université de Kherson (Ukraine)
- René Castonguay – Directeur, sûreté, Port de Québec
- Sylvana Al Baba Douaihy – Professeure associée, ESEI, Université Laval
- Younes Dadoun – ÉNAP
- David Albert – ÉNAP